Transport aérien

Les équipements radioélectriques pour le transport aérien concernent des liaisons entre différents avions (anti-collision en vol), entre des avions et le sol, mais aussi au sein d’un même avion. Ils apportent une plus grande sécurité et régularité des vols. Ces équipements, qui impliquent des développements onéreux, nécessitent une certaine stabilité réglementaire.
Le secteur aéronautique est d’une importance stratégique pour l’économie française. Ses entreprises (concepteurs d’avions commerciaux ou d’affaires, concepteurs d’hélicoptères, équipementiers de systèmes avioniques, radaristes, constructeurs ou exploitants de satellites) sont reconnues au niveau mondial aussi bien dans le domaine civil que dans celui de la défense et contribuent à la sécurité aéronautique mondiale.
Le programme SESAR (Single European Sky ATM Research), volet technologique du « Ciel unique européen », a pour objet la modernisation des systèmes et des infrastructures de gestion du trafic aérien (Air Trafic Management ou ATM) afin de faciliter la réorganisation de l’espace aérien européen et de satisfaire aux impératifs de développement durable du transport aérien : sécurité, environnement, capacité, efficacité économique.
Les usages des fréquences pour les besoins du transport aérien se composent des moyens de communications air-sol, de navigation et de surveillance. Les applications sont très diverses et permettent du radio repérage (radars) et le transport de la voix ou des données, en liaison directe ou par satellite.

Les bandes HF et VHF sont utilisées pour les communications voix et données pour les grandes et moyennes distances, ainsi que pour des radiobalises et les systèmes d’aide à l’atterrisage.
Les bandes juste au-dessus de 1 GHz sont largement exploitées pour la détermination de distance d’un aéronef (DME), les radars secondaires (SSR), le système anti-collision (ACAS) et le système de suivi des avions (ADS-B). Le futur système de communication aéronautique (LDACS) est aussi en cours de développement dans cette bande.
La bande 5 GHz (5 030 – 5 150 MHz) avait été réservée pour un système d’atterrissage mobile (MLS) plus performant. Elle fait aujourd’hui surtout l’objet de développements, pour les communications directes ou via satellite, de commande et contrôle de drones ainsi que pour un système de communication pour les avions au sol et pour la télémesure aéronautique d’Airbus.
Les radars au sol ou embarqués sont également exploités dans de nombreuses bandes. Chaque fréquence est adaptée à des usages distincts. Ainsi, la bande 1,3 GHz est utilisée pour les radars primaires longue portée, alors que la bande 2,8 GHz est plus adaptée aux radars de moyenne portée. Les bandes 9 GHz et 15 GHz, quant à elles, accueillent des radars pour la détection des mouvements au sol. On trouve aussi des radars embarqués à 4,3 GHz (altimètres), 5,3 GHz et 9 GHz (radars météorologiques).
Des innovations dans le domaine du transport aérien vont nécessiter des ressources spectrales adaptées. Ainsi, les constructeurs d’avions commerciaux (dont Airbus) développent des liaisons sans fils (appelées WAIC : Wireless Avionic Intra Communication) pour remplacer certains câblages permettant le pilotage de l’avion. Des telles applications devraient faire leur apparition dès 2019. La CMR-15 avait conclu que la bande de fréquences des altimètres pouvait être utilisée en partage avec ces nouvelles applications.

Apportez votre contribution au plan stratégique

Enjeux connexes de la gestion des fréquences