Mesure de l’exposition du public

Le contexte

La mesure de l’exposition du public constitue l’une des missions de l’ANFR. La nécessité de disposer d’un protocole fiable afin de mesurer les champs est apparue déterminante après la publication de la recommandation du Conseil de l’Union européenne du 12 juillet 1999 qui fixe les valeurs limites d’exposition du public aux ondes électromagnétiques. L’ANFR a ainsi publié la première version du protocole de mesure in situ des champs électromagnétiques dès 2001, après l’avoir soumise à une consultation publique.
Les mesures sont aujourd’hui l’outil privilégié pour le contrôle du niveau de l’exposition, le dialogue et la concertation dans le cadre des réunions publiques ainsi que pour détecter les points atypiques. Les mesures alimentent également des études sur l’exposition.
Depuis le 1er janvier 2014, l’ANFR gère le dispositif national de surveillance de l’exposition aux ondes électromagnétiques qui permet au public de solliciter gratuitement des mesures dans les habitations et les espaces accessibles au public. Les résultats des mesures réalisées selon le protocole de l’ANFR sont publiés sur le site de l’ANFR cartoradio.fr qui contribue à l’objectif de l’Etat de transparence de l’information en matière d’exposition du public. En 2015, environ 3550 mesures de l’exposition ont été effectuées. Les services régionaux de l’ANFR disposent également de moyens de mesure de l’exposition dans le cadre de leur contrôle et dispose d’un laboratoire de mesure accrédité Cofrac au Centre de contrôle international de Rambouillet.
Par ailleurs, l’ANFR est l’administration nationale chargée d’effectuer la surveillance du marché des équipements radioélectriques et terminaux de télécommunication. Il s’agit notamment de vérifier la conformité de l’exposition des téléphones mobiles en termes de débit d’absorption spécifique (DAS). Dans le cadre de cette surveillance du marché, l’ANFR contrôle chaque année les valeurs de DAS de dizaines de téléphones mobiles. Des mesures ciblées sont réalisées suivant tout ou partie des normes harmonisées européennes en vigueur. Au niveau européen, l’ANFR est l’administration la plus active en termes de contrôles des DAS des téléphones portables.

Proposition 1

Poursuivre les mesures des niveaux d’exposition des antennes relais et des équipements terminaux dans un but de contrôle et d’étude. Ces moyens de mesure permettent à l’ANFR de réaliser des études caractérisant l’exposition aux ondes électromagnétiques dans des configurations particulières comme par exemple dans les transports ou à proximité de compteurs communicants.

Proposition 3

Prendre en compte le couple antenne relais/terminal. Le lien entre l’exposition créée par les terminaux mobiles et celle créée par les antennes relais du réseau n’est en effet pas suffisamment pris en compte dans les méthodes classiques d’évaluation de l’exposition.

Proposition 2

Faire évoluer le protocole de mesure. L’ANFR met à jour son protocole de mesure régulièrement. Pour la prochaine évolution, il est prévu en particulier d’étendre le protocole aux fréquences en-dessous de 100 kHz notamment pour prendre en compte l’exposition créée par les compteurs Linky pour lesquels la demande du public est forte. Il s’agira ainsi de commencer à prendre en compte la spécificité des objets connectés sur la base de l’expérience acquise par l’ANFR dans le domaine des compteurs communicants.

Proposition 4

Développer les moyens de mesure. Les mesures peuvent être réalisées par des moyens de mesure classiques ou par des moyens plus originaux notamment au sol en roulant, avec des mobiles à trace, des scanners. Dans une perspective à plus long terme, les mesures pourraient être effectuées devant des façades à l’aide de drones, ou à l’aide d’une application interne au sein d’un smartphone.

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Une réflexion au sujet de « Mesure de l’exposition du public »

  1. Bonjour,

    Nous sommes dans une démarche d’accréditation COFRAC , ISO 17025.
    Et nous avons également comme projet de développer une application sous Android qui permettra de connaître les niveaux de champs électromagnétiques dans son environnement.
    Nous avons déjà réalisé des relevés lors de trajets journaliers en métro, RER, A, B, C. Ces premiers relevés instantanés demandent à approfondir ce sujet.
    La simplicité d’usage permettra de réaliser des cartographies de champs électromagnétiques, et nous souhaiterions échanger avec l’ANFR sur ce thème.

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