Ouverture des bases de données

Le contexte

L’Etat a pris conscience de l’importance des données produites et collectées par ses services et de la nécessité de les mettre gratuitement à disposition d’utilisateurs pour renforcer la démocratie, développer l’économie et moderniser l’action publique. L’ensemble des activités, de la transformation des données à leur distribution, sont stimulées par l’open data. Cette orientation produit des effets favorables sur la capacité d’innovation du secteur privé, la création de nouveaux marchés autour de la donnée et des services ou l’amélioration de l’information publique.
Promulguée le 7 octobre 2016, la loi n°2016-1321 pour une République Numérique consolide la démarche d’open data en introduisant notamment l’ouverture par défaut des données publiques avec la création d’un service public de la donnée, ainsi que la notion de données d’intérêt général.
La gestion du spectre de fréquences doit tirer profit de l’open data. L’Agence, qui maintient plusieurs bases de données de référence pour l’organisation du spectre et des émetteurs en France, s’est ainsi orientée vers l’ouverture de données de ses bases, dans le respect des dispositions relatives à la protection du secret de défense, des informations à caractère personnel, et des considérations relatives au secret des affaires. Elle met à disposition sur les sites « Cartoradio », « Cartoradio mobile », « data.anfr.fr » et « data.gouv.fr » des données relatives aux sites radioélectriques de puissance supérieur à 5W. Elle publie sur les sites « data.anfr.fr » et « data.gouv.fr » des données de mesures de niveaux de champ permettant d’évaluer en un lieu donné l’exposition du public aux champs électromagnétiques, des données d’équipement radio-maritimes associées à un Maritime Mobile Service Identity (MMSI) et au numéro d’immatriculation des navires, et des données de servitudes radioélectriques protégeant certaines stations radioélectriques contre des perturbations ou contre des obstacles. Elle joue également son rôle de partenaire de l’aménagement radiofréquences du territoire.
Conformément à sa volonté de s’inscrire dans une démarche proactive et centrée sur les usages, l’Agence accompagne l’ouverture de ses bases de données en favorisant la création de services autour des données mises à disposition du public. Son premier hackathon dédié aux fréquences a eu lieu les 28 et 29 mai 2016 et elle accompagne le projet lauréat (Transport Urbains Connectés) dans ses développements en vue du concours Dataconnexions 7 organisé par Etalab.

Proposition 1

L’Agence organisera des hackathons afin de poursuivre la dynamisation des usages créatifs de ses données auprès de start-up innovantes.

Proposition 3

L’Agence étudiera l’opportunité de créer un data lab, cellule pluridisciplinaire destinée à analyser les informations produites par l’Agence ou par l’écosystème des données, en vue de répondre à ses besoins métiers : renforcement du contrôle du spectre, de la protection des systèmes radioélectriques et de la prévention des brouillages ou amélioration de la gestion des fréquences.

Proposition 2

L’Agence poursuivra son approche d’ouverture de ses données en travaillant sur leur représentation visuelle, grâce à la dataviz. L’Agence explorera des modèles de collaboration (production participative de contenu par le public, agrégation de données externes, commercialisation via un partenaire relais ou offre commune avec un partenaire privé) en offrant, dans un premier temps, la possibilité aux utilisateurs de proposer des améliorations ou de signaler des anomalies sur les données.

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Usages connexes

Enjeux connexes de la gestion des fréquences

4 réflexions au sujet de « Ouverture des bases de données »

  1. Bonjour,

    Voici une contribution pour le projet d’ouverture des bases de données :

    – Libérer les données d’intérêt général de l’annuaire radioamateur ANFR http://amatpres.anfr.fr/presentation.do?reqCode=annuaire dans le cadre du plan « open data » et proposer un jeu de données libre,
    – Ajouter les données sur le nombre d’indicatifs spéciaux, le nombre de nouveaux licenciés et le nombre d’indicatif ré-activé
    – Intégrer les données identifiant CCS7 (pour les modes radioamateurs numériques) dans l’annuaire ANFR
    – Proposer aux utilisateurs radioamateurs d’enrichir, modifier ou corriger les données annuaires de manière collaborative et/ou en collaboration avec le REF (seule association radioamateur reconnue d’utilité publique) qui dispose également d’un annuaire à mutualiser/partager http://nomenclature.r-e-f.org/saisie_infos/saisie_infos_persos.php
    – Développer la data visualisation de l’annuaire ANFR avec une carte de France métropolitaine et d’Outremer (contribution via tweet de https://twitter.com/F4EED/status/821827873975795717) du nombre de radioamateurs, radio clubs et relais analogiques/numériques par département, ville et QTH Locator
    – Permettre aux radioamateurs licenciés de choisir les données à anonymiser sur leur fiche, permettre d’ajouter un QTH Locator, un lien vers leur site web/blog et leur identifiant ou URL des réseaux sociaux

    Merci à l’ANFR de permettre cet appel à contribution !

    Cordialement,
    73 David – F1JXQ

  2. Lors de la réunion organisée par la DGE avec des associations du service amateur le 17 décembre 2015, il a été abordé avec vos représentants de l’Agence présents ce jour là, le sujet des communications radioamateur via les réseaux numériques DMR.
    L’accès aux réseaux numériques qui se sont créés nécessite un identifiant de réseau individuel autre que l’indicatif radioamateur traditionnel, appelé ID CCS7. Cet identifiant est officialisé par un serveur mondial.
    Pour respecter la législation française sur la connexion à ces réseaux numériques, il est nécessaire que cette attribution d’identifiant numérique se fasse sur la base d’une vérification de la réalité de la licence radioamateur ainsi que de l’identité de son titulaire qui demande un identifiant.
    Le Réseau des Émetteurs Français est en capacité, technique, financière et juridique pour ses membres, de s’assurer qu’il y a bien identité de personne entre un demandeur d’identifiant DMR et un indicatif valide en consultant manuellement la base de données ANFR mise à disposition sur le site de l’Agence.
    Dans notre espace réservé à nos membres où ceux-ci sont identifiés par mot de passe personnalisé, nous envisageons une procédure d’attribution automatique de ces identifiants.
    Mais celle-ci ne peut être envisagée sans une mise à disposition d’une procédure automatisable chez vous, de type « API » informatique qui répondrait les coordonnées disponibles.
    Le service informatique du REF serait désireux de connaitre le type de service qui pourrait être envisagé pour permettre d’automatiser cette requête multicritères.
    Cette évolution constituerait pour notre association amateur une importante amélioration du service rendu et rentre bien dans l’objet même de la rubrique de cette consultation, et au nom de tous les membres du REF, nous vous en remercions.

    D’autre part, nous approuvons totalement la contribution de David F1JXQ.
    Cordialement
    Lucien SERRANO, F1TE, président du REF

  3. Vouloir réglementer la création d’identifiant numérique est un non sens, car toute nouvelle innovation serait impossible. C’est absurde, car il faudrait y ajouter les nombreux autres bases de données comme pour Echolink, Hamnet, Fusion, etc … De plus, les bases de données privées n’entrent pas dans le champ de la mission de l’ANFR définie à l’article L43 du CPCE. Il existe un risque, dans la proposition du REF, que la gestion de ces ID-CCS7 soit transformée en un service sous condition d’être membre, donc une monétisation d’un service gratuit créé par la communauté radioamateur mondiale. Il créerait de fait une discrimination.
    La création et l’innovation numérique doit rester libre et accessible à tous. Obtenir un ID-CCS7 est un service gratuit sans condition d’adhésion à une association.

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