Réseaux privés

L’ANFR assure la réception et instruit les demandes de réseaux PMR (Private mobile radio) pour le compte de l'ARCEP, dans le cadre d'une convention avec cette autorité. Au 30 novembre 2016, le nombre de réseaux PMR gérés par l’ANFR s’élevait à 25 475. En 2015, l’ANFR a instruit 5 331 demandes portant sur l’utilisation de fréquences pour des réseaux PMR bas debit (2 546 pour réseaux permanents et 2 785 pour réseaux temporaires) répondant ainsi aux besoins de secteurs d’activité très variés.
Ces demandes d’autorisation d’utilisation de fréquences émanent de plusieurs catégories d’utilisateurs, pour des besoins pérennes ou plus ponctuels :

  • D’entreprises, depuis les professionnels indépendants jusqu’aux grands groupes, couvrant différents secteurs d’activités tels que les transports (entreprises de transports routiers, sociétés de bus, de taxis, services aéroportuaires, sociétés d’autoroutes ou ambulanciers), la sécurité, le bâtiment et les travaux publics, l’industrie et l’énergie ;
  • D’associations dans le cadre d’activités culturelles, sportives ou de loisirs ;
  • De services de l’Etat, incluant hôpitaux, collectivités locales ou établissements publics.
  • De sociétés, médias ou associations ayant un usage de fréquences très limité dans le temps pour couvrir des événements ponctuels (Roland-Garros, 24 heures du Mans, expositions, ou actualités).

La PMR exploite des technologies analogiques et numériques à bande étroite (de 6,25 kHz à 25 KHz) dans des bandes de fréquences situées sous 470 MHz. 70 % des réseaux sont autorisés actuellement dans la bande des 400 MHz. L’évolution de l’analogique vers le numérique semble se confirmer au fil des besoins exprimés ou lors du renouvellement d’équipements devenus obsolètes. A ce jour, 12 % du parc utilise une technologie numérique (10 % en 6,25 KHz / 58 % en 12,5 KHz et 32 % en 25 KHz).
L’évolution du standard LTE permet désormais de fournir les fonctionnalités-types de la PMR (appel de groupe ou appel direct entre terminaux) sur des systèmes à haut débit. La bande 400 MHz est privilégiée par rapport aux bandes 170 MHz ou 80 MHz car cette gamme de fréquences est favorable pour disposer d’antennes et de terminaux de taille raisonnable. Plusieurs expérimentations ont été menées en bande 400 MHz (Airbus, Nokia), en bande 700 MHz (Hub One) et en 2,6 GHz (membres de l’AGURRE).

Si le haut débit constitue une solution pour certains grands utilisateurs, une majorité d’utilisateurs ou professionnels de la PMR semblent vouloir se contenter durablement du bas débit, compte tenu des usages qui leur sont propres. Une consultation publique de l’ARCEP est prévue sur le sujet. Cette situation exige donc de préserver du spectre pour répondre aux besoins pérennes de ces utilisateurs ne souhaitant pas dans l’immédiat changer de système.

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2 réflexions au sujet de « Réseaux privés »

  1. Bonjour,
    dans les réseaux privés, peut-on inclure les PMR 446 ? Ne pourrait-on pas augmenter leur puissance d’émission, car 0.5 watt c’est très faible. Ou le cas échéant autoriser le changement d’antenne (et non plus fixe comme l’exige la réglementation actuelle), pour permettre une portée minimum d’utilisation en milieu urbain.

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