Wifi

Les réseaux locaux radioélectriques sont généralement désignés par leurs acronymes anglais, radio local area networks – RLAN – ou wireless local area networks - WLAN. On les appelle souvent réseaux Wifi, standard le plus utilisé pour ce type de communication sans fil à courte portée. Ces réseaux fournissent une connectivité au quotidien aux Français, que ce soit sur leur lieu de travail, à domicile, ou dans de nombreux lieux publics. Ils sont un moyen essentiel pour délester le trafic des réseaux mobiles.
Par « réseau local » – de type Wifi ou Bluetooth – on entend généralement des réseaux qui fonctionnent en bandes libres sous régime d’autorisation générale (pour une discussion du régime d’autorisation générale, notamment dans un cadre de partage dynamique du spectre, voir par exemple le rapport de Madame Joëlle Toledano, Une gestion dynamique du spectre pour l’innovation et la croissance de mars 2014) , souvent à domicile, à courte distance et qui nécessitent que l’utilisateur se procure l’équipement nécessaire (box internet par exemple) et configure son réseau. Les réseaux locaux se distinguent des réseaux « opérés » -- qui sont ouverts au public, en général gérés par les opérateurs mobiles et fonctionnent sur tout le territoire – ou encore les réseaux privés du type TETRA, qui reposent sur un régime d’autorisation individuelle.
Le Wifi utilise principalement deux bandes de fréquences : la bande 2,4 GHz et la bande 5 GHz, partagée avec de nombreux autres usages (radars, systèmes d’observation de la Terre ou systèmes de transports intelligents).

Cisco indique qu’en 2015 le trafic écoulé via des réseaux cellulaires était pour la première fois devenu moins important que celui délesté de ces réseaux via des accès Wifi ou les femto-cellules . Pour répondre à cette demande croissante, des industriels souhaiteraient disposer à 5 GHz de bandes plus larges pour mettre en œuvre les nouvelles générations de technologies RLAN : leur canalisation plus large permet en effet d’offrir des débits comparables à ceux de la fibre optique.
Une extension des bandes Wifi à 5 GHz est à l’étude depuis 2013 et fait l’objet d’un point à l’ordre du jour de la CMR-19. Par ailleurs, les premiers équipements Wifi, appelés « WiGig », apparaissent sur le marché dans la bande 57-66 GHz et offrent des capacités de plusieurs Gbit/s. Néanmoins, sa portée limitée ne permet de l’envisager qu’en complément des autres bandes ou avec plusieurs relais.
Le 3GPP a par ailleurs développé plusieurs solutions pour utiliser les ressources disponibles dans les bandes Wifi et les associer aux ressources des réseaux des opérateurs mobiles, dans le but d’offrir des débits toujours plus importants. Il peut s’agir d’une simple agrégation du flux de données Wifi avec le flux de données passant par le réseau mobile. Une autre solution consiste à introduire, dans le respect des conditions techniques de l’autorisation générale, la technologie LTE dans ces bandes, notamment le LTE-LAA (LTE License Assisted Access) dans la bande 5 GHz. L’Agence a œuvré au sein de l’ETSI pour s’assurer que les technologies LTE-LAA et Wifi puissent coexister sans que l’une ne préempte toute la capacité aux dépens de l’autre et dans le respect du principe de neutralité technologique.

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