Réalité augmentée et réalité virtuelle

L’évolution des capacités de calcul, leur miniaturisation et les débits envisagés pour les radiocommunications ouvrent les portes d’un développement à grande échelle de la réalité virtuelle (RV ou VR en anglais) et de la réalité augmentée (RA). La RV consiste à immerger un individu dans un environnement reconstitué numériquement dans lequel il pourra être spectateur voire interagir avec des objets ou des personnes virtuelles appelées « agents ». La RA, quant à elle, conserve l’environnement réel en y ajoutant des informations ou des images, en surimpression. La frontière entre les deux notions reste subjective et varie selon la proportion entre réel et virtuel dans l’environnement présenté à l’utilisateur.
La première modalité d’usage consiste à projeter dans des pièces adaptées (CAVE, acronyme récursif pour Cave automatic virtual environment) des images en 3D au sol et sur différents écrans blancs autour de l’utilisateur, ce dernier étant équipé de lunettes simples et de capteurs permettant de le localiser et de détecter ses mouvements. Elle nécessite des infrastructures spécifiques et est donc généralement réservée aux entreprises.

Une deuxième modalité, plus récente, se repose sur la généralisation récente de petits écrans à haute résolution insérés dans des casques adaptés. La puissance de calcul réside cependant dans un PC indépendant, ce qui nécessite des câblages. Il s’agit de produits grand public, aujourd’hui principalement utilisés pour des jeux vidéo immersifs.
Une troisième modalité consiste à utiliser son smartphone en l’orientant pour visualiser des objets virtuels dans toutes les directions, mais les applications et la qualité des images restent limitées par la puissance de calcul de ces appareils. A l’inverse des deux premiers modes, cette approche s’affranchit des réseaux filaires et repose en extérieur sur les fréquences des réseaux mobiles. Elle est aujourd’hui particulièrement adaptée pour la réalité augmentée en affichant des informations diverses ou des images, à l’instar du jeu Pokémon Go.
Le développement attendu de la RV et de la RA implique de disposer d’un débit suffisant pour s’affranchir des dispositifs filaires, tout en permettant l’affichage en mobilité, avec une très haute résolution, d’environnements complexes et dynamiques, et en limitant les temps de latence. Cela repose sur des ressources fréquentielles, qui pourraient être mises en œuvre à partir de 2019 via des réseaux locaux sur des fréquences libres (WiGig) ou via la 5G.

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Enjeux connexes de la gestion des fréquences

Une réflexion au sujet de « Réalité augmentée et réalité virtuelle »

  1. Il faut absolument que le radio-amateurisme en France ne reste pas à la traine…nous sommes les derniers en Europe : pour le nombre de radioamateurs licenciés , pour les techniques digitales…nous allons péricliter si nous ne réformons pas notre systèmes et nos méthodes…
    Il est essentiel de mettre en œuvre d’autres licences avec des niveaux plus accessibles aux jeunes, aux tout jeunes, et à ceux qui n’ont pas le niveau nécessaire ( voir les USA et autres) ….les examens devraient être gérés par les radio clubs ou une grande association reconnue, et les novices suivis par les parrains ( comme pour la conduite accompagnée)…etc..
    s’ouvrir à toutes les techniques digitales …( voir l’ARRL et laFCC auxUSA )

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