Transports maritimes

Dès la fin du XIXe siècle, les communications avec les navires ont compté parmi les premiers usages des radiocommunications. Plus d’un siècle plus tard, les fréquences demeurent irremplaçables pour rester en relation avec les navigateurs et assurer la sécurité des marins et des cargaisons, tandis que les besoins de transfert d’information se sont accrus. La numérisation des communications permet d’accroître la quantité de données transférables dans la même quantité de spectre, tandis que l’ouverture de nouvelles bandes de fréquences est envisagée pour répondre à ces nouvelles exigences
Le transport maritime constitue, en outre, une composante importante de l’activité économique des nations : 90 % des marchandises transportées dans le monde empruntent la voie maritime. Cela représente environ 8 milliards de tonnes de produits transportés. Pour la France, 72 % des importations et exportations s’effectuent par le mode maritime. Par ailleurs, les compagnies maritimes françaises transportent chaque année 15 millions de passagers. Le trafic maritime augmente en moyenne dans le monde de 4 % par an, malgré la crise économique qui sévit depuis quelques années.
L’accroissement des besoins en radiocommunications maritimes est le résultat de l’augmentation du trafic maritime et des débits de données échangées. Depuis une quinzaine d’années, les CMR voient apparaitre des points à leur ordre du jour pour faciliter l’introduction de technologies numériques dans les bandes de fréquences utilisées par la communauté maritime, à l’image de ce qui a déjà été fait dans les bandes de fréquences maritimes HF.

Les méthodes de communication classiques (c'est-à-dire par voie téléphonique) se sont révélées inadaptées pour transférer les informations nécessaires pour améliorer la sécurité de la navigation, en particulier dans des conditions défavorables. En effet, le secteur maritime doit disposer de davantage d'informations en temps réel pour améliorer les décisions d'exploitation prises sur terre et à bord des navires et assurer la sécurité et une gestion efficace du trafic maritime : bulletins météorologiques, cartes des glaces, situation des auxiliaires de la navigation, niveaux des eaux ou évolution rapide du statut des ports, par exemple.
Les autorités à terre souhaitent aussi pouvoir accéder, en temps réel, à davantage d'informations en provenance des navires pour des questions de sûreté. Il s’agit, par exemple, d’informations sur les voyages, les listes de passagers et les déclarations avant l'arrivée. La numérisation et l’envoi de ces informations avant l’arrivée d’un navire serait gage d’une plus grande efficacité et plusieurs projets ont été lancés dans le monde, tels que les projets Mona Lisa et Mona Lisa2 ou le projet EfficienSea.

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Enjeux connexes de la gestion des fréquences

4 réflexions au sujet de « Transports maritimes »

  1. Je laisse un commentaire sur cet usage car c’est le premier de votre liste et je n’ai pas vu où ajouter de nouveaux usages, comme :
    – activités financières,
    – agriculture,
    – jouets télécommandés,
    – …

  2. Au chapitre SMDSM, il convient de différencier les besoins en communications spécifiques à ce service qui répondent de critères de protection élevés, des communications d’ordre général. Le VDES, à la différence du NAVDAT n’est pas identifié par l’OMI comme faisant parti du SMDSM. A ce titre, bien que participant à la sécurité et à la sureté de la navigation, les critères de partage ne sont pas ceux exigés pour le SMDSM. Parmi les propositions, seule la « 1 » relève du chapitre SMDSM, les autres entrant dans le cadre des communications générales.

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